CHSCT extraordinaire du 10 janvier 2019

Les membres du CHSCT ont demandé la tenue d’une réunion  extraordinaire dont le sujet était la souffrance au travail des agents de la DRH

Madame la directrice régionale présidait ce CHSCT.

Les membres du CHSCT , en préambule, avaient préparé une déclaration adoptée à l’unanimité :

« Depuis 2015, le CHSCT a constaté à multiples reprises la souffrance au travail de nos collègues de la Direction des Ressources Humaines : constats du cabinet Energia, absence de manager pilote, surcharge importante de travail ayant été à l’origine notamment et dans le mois dernier de cinq fiches alertant de risques psycho sociaux, tentative de suicide, enquête de l’inspection du travail en décembre 2017, rapport du cabinet d’accompagnement Octen faisant état de « proximité de burn out » et « d’épuisement professionnel », arrêts maladie fréquents et/ou longs. Ce constat de mal – être est partagé par les assistantes sociales exerçant à Pôle Emploi Centre Val de Loire et la médecine du travail. S’y ajoutent les témoignages de plusieurs collègues relatant de propos vexatoires, humiliants et de manque de considération faisant penser à de la maltraitance.

Le CHSCT demande qu’à minima, l’organigramme cible présenté en CE exceptionnel le 15 mai 2018 et ayant fait l’objet d’une consultation, soit effectif dans un délai d’un mois soit avant le 10 février 2019. . Rappelons qu’en page deux dudit document est stipulé : « l’organigramme de la DR s’inscrit en cohérence avec le feuille de route de PE qui poursuit trois objectifs opérationnels (…) dont :

– renforcer la lisibilité et renforcer la cohérence de notre organisation au profit de nos usagers et des agents de la direction régionale en termes de qualité de bien-être au travail.

– plus de transversalité et de coopération entre les services

– volonté d’améliorer la qualité de vie au travail des agents de la DR »

Le CHSCT réaffirme que cette instabilité organisationnelle est un facteur très important de risques psychosociaux et constate que le Document Unique d’Evaluation des Risques de la Direction des Ressources Humaines, n’est- à ce jour-pas alimenté quant au volet RPS.

Pour rappel, l’employeur est légalement responsable de la santé morale et physique de son personnel (Art L4121.1 du code du travail) et verrait sa faute inexcusable engagée par les juridictions en cas d’incidents. »

La directrice régionale nous fait l’état des lieux des actions de réorganisation, co-construite, et compte sur la venue d’une nouvelle DRAPS pour prendre les choses en main.

Pour elle, « les propos vexatoires, humiliants, le manque de considération » ont été éradiqués, sous-entendu suite au départ de l’avant dernier DRH qui a porté le chapeau…

Déni total, face aux témoignages ECRITS, RECENTS, DESESPERES, de nos collègues au-devant desquels nous sommes allés et qui ont osé s’exprimer dans ce climat d’insécurité !

L’Inspecteur du Travail, présent demande des actions, selon lui, la phase d’analyse doit s’arrêter.

S’adressant à la direction il déclare :

«  Les propos vexatoires : il faut arrêter de mal parler aux gens à Pole Emploi ! Dans le travail, aucune cause ne justifie qu’on parle mal à quelqu’un et particulièrement un encadrant, parce que le lien de subordination induit par le contrat de travail démultiplie les dégâts dans la mesure où la personne ne peut pas répondre, n’ose pas le faire par crainte des représailles »

« c’est une faute professionnelle et c’est un des gros nœud de ce service »

Quant au discours qui consiste à mettre en avant la co-construction, il ne faut pas en oublier les dangers !

Inciter les salariés à être « acteurs de leur changement » fait porter sur eux le poids des responsabilités.

Et c’est ce qui génère les risques psycho-sociaux….

Les représentants du personnel CGT au CHSCT constatent une dégradation des conditions de travail qui engendre dans tous les services un épuisement professionnel.

Le manque de considération, pointé du doigt par l’inspecteur du travail, semble malheureusement se répandre rapidement au sein des collectifs par « effet-miroir ».

Les accords collectifs, le code du travail, qui régissent notre vie au travail et nous protègent sont également parfois balayés d’un revers de main par la direction, nous en faisons de plus en plus l’expérience lors des réunions des délégués du personnel.

Les Représentants du Personnel CGT continueront à les dénoncer et à agir pour défendre les salariés sans qui Pôle Emploi ne peut pas fonctionner ! Ne restez pas isolés !

Vos représentants CGT au CHSCT :

Martine MOREIRA DE JESUS – Didier LALOT –  Marie-Françoise BOURGEOIS

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