Compte rendu Comité d’Etablissement des 23 et 24 février 2017

 

Trajectoire GDD plan d’action

Une partie des documents ne nous a été remis que la veille de la réunion, ne nous permettant pas de les étudier. Au regard des informations transmises tant au niveau national que régional, nous ne pouvons toujours pas déterminer ce sur quoi se sont appuyées nos directions pour décider la baisse des activités des GDD.

La CGT s’étonne qu’on parle de baisse de charges alors que celle-ci a été engendrée par les directives nationales avec la fermeture des agences l’après midi, la fin de l’EID. En revanche, on ne nous parle pas de l’augmentation des DAL, des mails.net ou de toutes les activités en hausse comme celles liées aux aléas de la dématérialisation. La direction nous dit, qu’au contraire, il y aurait de moins en moins de problèmes sur la dématérialisation des documents avec Arvato.

La CGT déclare, comme le mois précédent, qu’elle souhaite vivement que l’on sache comment sont utilisés les fonds publics et quelles sont les qualifications et les conditions de travail des salariés d’Arvato. On nous parle enfin de la fin des bi competents alors que depuis près de 2 ans on a demandé à la plupart d’entre eux de faire un choix.

On nous parle de volontariat, mais comment parler de volontariat alors que nous sommes contraints par notre contrat de travail ? Ces changements ne s’appuient sur aucune donnée chiffrée ni réaliste, nos directions ont décrété la fin des GDD : pas d’analyse de situation, pas d’expertise chiffrée s’appuyant sur un outil fiable (on nous parle de RdVA comme outil de comptage), pas d’enquête de terrain sur la réalité des activités et l’impact des changements sur les autres activités, rien sur les activités en hausse et rien non plus sur les risques psychosociaux engendrés par cette transformation des métiers et / ou transition professionnelle vers le placement.

Nous devons nous opposer à ce premier plan de restructuration interne. Nous demandons donc l’avis circonstancié du CHSCT afin d’évaluer ces risques et les moyens de prévention à mettre en œuvre dans chaque unité. Nous demandons aussi l’analyse des éléments ayant permis le calcul de la charge de l’activité « indemnisation » avant que le CE soit consulté, ce qui nous est accordé.

Les organisations syndicales prennent acte de la demande de la direction régionale d’une nouvelle consultation en avril prochain. La volonté de mettre en place un observatoire sur les charges / activités des GDD après l’élaboration de la GPEC a de quoi faire peur quant à la façon dont nos directions mènent leurs projets.

Information sur la campagne EP/ EPA

Cette année, avec l’accord GPEC, l’EP prend une valeur particulière. La CGT s’exprime sur le fait que l’EP, comme l’EPA, n’ont pas de caractère obligatoire.

Nous nous interrogeons sur la préparation des responsables d’équipe et des directeurs à la réalisation de ces entretiens qui pourraient s’avérer difficiles. Comment les REP peuvent-ils mener ce type d’entretien alors qu’eux-mêmes passent sous les fourches caudines de la direction par rapport à leur propre mobilité professionnelle ? La réponse de la mise en place d’audio apparaît comme une réponse succincte. Et quand le service des ressources humaines nous informe de son aide, nous restons dubitatifs quant à ses propres moyens humains pour seconder les agences. En raison du report de la consultation sur la trajectoire GDD, un report des EP et EPA est entériné.

Information sur la campagne de promotion 2016-2017

Mieux vaut être un homme riche et en bonne santé travaillant à temps plein au Pôle emploi qu’une femme pauvre à temps partiel et reconnue travailleuse handicapée…

Le directeur des ressources humaines reconnait que la situation est préoccupante sur les promotions des petits coefficients, des femmes, des personnes handicapées et des temps partiels, mais reste coi quant aux plans d’actions à définir par la direction pour endiguer ces discriminations.

Seulement 25% des petits coefficients (de 190 à 210) ont obtenu l’attribution d’un coefficient cette année. Intervenir sur la promotion de ces agents devrait être une priorité. Seulement 6% de travailleurs handicapés ont obtenu une mesure promotionnelle : pour la direction une mesure promotionnelle consiste en un relèvement de traitement ou une prime.

La CGT rappelle que les primes, les relèvements de traitement, ne sont en aucun cas des mesures promotionnelles. Nous n’avons d’ailleurs pas été signataire du dernier accord NAO qui n’avait accordé que l’obtention de primes et non une augmentation des coefficients. Résultat : seulement 16% de promotions (changement de coefficient) en Région Centre.

Réaffirmons notre volonté d’une évolution de carrière automatique.

Déploiement OSSPP

Les psychologues du travail ont intégré leurs agences. Quant à leur demande d’une animation fonctionnelle, on nous présente le contenu d’une première réunion régionale très éloignée de toute prise en compte de la demande initiale : ceux-ci auront droit au portrait de l’évolution des demandeurs d’emploi depuis 20 ans et à l’intervention de l’université sur l’entreprenariat au féminin.

Nous constatons aussi que les dysfonctionnements techniques qui s’étaient posés lors de la création de l’A2S sont les mêmes qu’aujourd’hui : à croire qu’il n’y pas d’histoire au sein de Pôle emploi ! On monte des projets à peine ficelés et quant à la mise en œuvre c’est le grand flou artistique. Quid du budget relatif aux outils des psychologues : dotation de la DG, budget d’agence ? Nous n’avons toujours pas  de réponse.

Pour les PAG, on nous rappelle les dates d’affectation dans les agences, étalées entre le 01/02/17 pour le département 36, jusqu’au 01/06/17 pour le département 37.  Les CARAT sont repositionnés en DT mais nous ne disposons pas d’information sur la nouvelle configuration des DT.

Il y a quelques mois on avait essayé de nous vendre le 100% web. La direction régionale nous dit attendre le retour de la DG sur les expériences menées nationalement, mais on sent que cette action semble déjà « dépassée ».

Maintenant le maître mot est l’agence dite « de proximité ». Ceci dit, dans le 37, le redécoupage territorial à venir amènerait certains demandeurs à faire plus de 120 kms aller/retour pour honorer un rendez vous. Bravo la proximité ! Et bonjour la satisfaction du demandeur d’emploi !

Livraison SI

Une nouvelle version informatique va arriver à compter du 8 mars 2017, avec une démultiplication portant sur (entre autres points) :

  • le développement de la liquidation automatique, le traitement DAL express, la dématérialisation des documents. « On traite et on régularise après » nous dit-on. Espérons que les demandeurs d’emploi seront suffisamment vigilants pour interroger la fiabilité des décisions données ! Espérons aussi que la charge liée aux erreurs sera effectivement prise en compte dans les activités de nos collègues GDD.
  • la formation : le demandeur d’emploi pourra, via son espace personnel, demander directement un rendez vous auprès d’un organisme de formation. Nous ne pouvons que regretter la mise en place de ce supermarché de la formation. Que restera-t-il de l’expertise du conseiller confronté à un DE qui « en toute autonomie » aura réalisé des démarches ne s’appuyant sur aucune méthodologie en dehors de son ras-le-bol de ne pas retrouver d’emploi ? Dans quelle situation seront les conseillers qui devront alors dire « non » face à une incohérence du projet ? On affirme qu’ils seront toujours amenés à valider les projets. Mais a-t-on encore les moyens humains pour se permettre de faire le point après chaque investigation du DE ? Et ce nouveau presse-bouton ne fera qu’engranger insatisfaction du DE et pression supplémentaire pour le conseiller.

Encore des beaux projets qui ne s’appuient sur aucune réalité de nos activités ni de nos charges de travail et qui continuent à malmener, et les demandeurs d’emploi déjà fragilisés et les conseillers.

Effectifs, heures supplémentaires

Le directeur des ressources humaines nous informe qu’à partir du mois prochain, les heures supplémentaires prévues seront mises en corrélation avec les heures supplémentaires réalisées, pour chaque agence.

Le CE interroge la direction sur le motif d’une augmentation des heures supplémentaires, en particulier dans le 41 et à l’agence de Blois Laplace, qui comptabilise à elle seule 100 heures d’heures supplémentaires. Le DRH ne sera pas en mesure de nous répondre mais s’engage à nous en informer.

Lors des points précédents nous avions déjà posé la question du contenu des heures supplémentaires et le directeur régional nous avait confirmé qu’il s’agissait principalement d’heures en indemnisation. Et ensuite on vient nous dire que l’indemnisation est une activité en décroissance ! Mais de qui se moque-t-on ?

Nous ne pouvons que continuer à nous opposer à l’accord GPEC, qui définit une activité en décroissance des GDD et à l’utilisation des heures supplémentaires : en décembre presque 800 heures réalisées soit l’équivalent de 5 postes à temps plein. En mars, 700 heures prévues.

Vos élues CGT au Comité d’Etablissement: Rebecca Fournier, Nathalie Legay Votre représentant syndical au Comité d’Etablissement: Hervé Colas Etaient présents : Nathalie Legay, Boualem Bouakkaz

PROCHAIN Comité d’Etablissement : Le 30 mars 2017

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