Compte rendu CSE des 26 et 27 novembre 2020

Consultation sur le projet « nouveau suivi », situation face à la crise sanitaire, information sur la classification des agents publics et REFUS de la DR de répondre aux réclamations des agents portées par les élues CGT

Consultation sur le projet « Nouveau Suivi »

La direction explique que cette nouvelle modalité privilégie les échanges à distance et les animations collectives, au sein de portefeuilles « élargis ». Le demandeur réalise lui-même, périodiquement, un point d’étape en ligne, afin de s’assurer de son niveau d’autonomie.

Commentaire CGT : afin de réaliser des gains de productivité, la Direction Générale décide une nouvelle fois de « saucissonner » la mission de conseil à l’emploi en créant « le nouveau suivi des demandeurs d’emploi ». Si, bien entendu, nous sommes favorables à ce que les privés d’emploi qui le souhaitent puissent être suivis à distance ponctuellement, ce que la Direction Générale propose va bien au-delà d’une simple modalité de contact.

La direction prépare toutes les conditions pour que ce « nouveau suivi » ne soit plus réalisé dans les agences locales mais regroupé sur les plateformes centralisées départementales et/ou régionales ; avec le risque dans un second temps, que les implantations territoriales soient revues à la baisse comme le préconise la Cour des comptes. Les  activités du conseiller « nouveau suivi » sont réduites à la revue de portefeuilles, à la prescription et à l’animation de réseaux ou d’atelier.

Les Conseillers à l’emploi de la dominante « suivi » vont donc se retrouver être des conseillers sous employés au regard de leur qualification, sans perspectives de déroulement de carrières et avec une activité réduite auprès des usagers.

Les élues CGT ont émis un avis défavorable à ce projet, comme la grande majorité des membres du CSE d’ailleurs (17 voix contre et 2 favorables exprimées par les élues de la CGC). Malgré cet avis défavorable, la direction met en place quand même…

Situation face à la crise sanitaire

Les derniers ajustements du gouvernement ne modifient pas l’adaptation de Pôle emploi. La direction nous informe que « nous sommes quasiment à 100% de dotation d’ordinateurs portables ».

Commentaire CGT : la santé des agents et des usagers est l’élément prioritaire. Continuer à réaliser des informations collectives en agence, sans pouvoir s’assurer partout que les jauges soient respectées ou bien encore ne pas être en capacité d’apporter des garanties sur le plus grand nombre d’agents en télétravail, ne permet pas d’assurer la sécurité des agents.

C’est pourquoi la CGT demande que les activités soient sériées et seules les activités essentielles doivent être réalisées en agence, afin de protéger le plus grand nombre.

Information sur la nouvelle classification des emplois des agents de droit public

La CGT a demandé  sur ce point précis la présence d’une personne qualifiée, Bruno MUNGUIA, élu CGT en CPLU. La directrice régionale s’y est opposée, en refusant tout vote des élus. Pour quelles raisons ? La DRAPS  tente des explications : « Cette classification a déjà été présentée en CPLU et Bruno MUNGUIA n’est pas une personne qualifiée ».

La direction décide elle même de la qualification de telle ou telle personne présentée par telle élue ou telle organisation syndicale, notamment sur les textes qui régissent les agents publics, très méconnus de la direction.

Commentaire CGT : La direction tente de nous présenter cette classification sous « un beau jour ». En résumé, les agents publics avec cette nouvelle classification ne perdent rien mais ne gagne pas grand-chose : 13 euros brut par mois pour 90% des agents. Ce projet ne correspond en rien aux revendications légitimes portées par la CGT en termes de revalorisation des grilles indiciaires ou de taux de promotion. Avoir gardé son statut et être agent public à Pôle emploi ce n’est pas ne plus avoir de carrière. C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui et qui perdurera avec cette nouvelle classification.

Réclamations

La direction refuse maintenant que les réclamations soient posées et débattues, choisissant elle-même les « bonnes ou mauvaises » questions en amont.

Nous ne pouvons accepter une telle entrave à la liberté syndicale et nous avons tenté de ramener la direction à la raison, en rappelant que les réclamations étaient totalement dans le périmètre du CSE et de ses élus.

Nous avons rappelé également que l’expression des membres du CSE est libre et qu’elle n’appartient pas à la direction.

Nous avons rappelé qu’il n’y avait pas de lien de subordination hiérarchique au CSE, entre un de ses élus ou représentant et son président, car si non, il n’y aurait pas de liberté syndicale, fondamentale dans notre société. Rien à faire ! La direction a refusé que l’on pose vos réclamations et a un mis terme à la réunion.

Pour la CGT c’est bien évidemment le début d’une grave affaire. Nous vous tiendrons informés.

RESTEZ PROCHES DE LA CGT !

Les élues CGT au CSE :
Marie – Françoise BOURGEOIS
Chrystèle CHARRET
Martine MOREIRA DE JESUS
Emilie CHAUVET

Représentant syndical :
Boualem BOUAKKAZ

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